Journal de voyage
21-27 février 2010
Récit de la journée du 21 février 2010 par Françoise Minor,
présidente du comité de Jumelage
Nous quittons Bruxelles via Air Maroc à 13h30 et arrivons à Casablanca vers 15h50. L'avion, les places étaient nickel. Longue attente que nous passons à flâner dans les magasins free tax, à prendre un petit verre et à faire connaissance. Quelques heures plus tard, après un saut à Niamey, nous voilà à Ouagadougou !
Déjà vue du ciel, Ouagadougou a bien changé : en 1995, on ne la reconnaissait le soir qu'aux feux de bois brûlant devant les « maisons ». En 2005, on pouvait la repérer par quelques voies électrifiées. Aujourd'hui, elle est vraiment visible, comme une toile d'araignée éclairée.
L'aéroport est en pleins travaux. Bientôt Ouagadougou disposera d'un aéroport digne de ce nom. Les amis nous attendent. Premiers contacts. Passage de la police, des douanes : après quelques petits tracas, nous voilà dehors, sous un ciel noir et la chaleur sèche de Ouagadougou. Les amis nous emmènent à l'aspirat où nous plongeons rapidement dans un lourd sommeil.
Récit de la journée du 22 février 2010 par Bénédicte Thibaut,
échevine et représentante de M. Jean-Jacques Flahaux, député-bourgmestre (empêché)
Vu notre arrivée tardive à l'aspirat, le petit déjeuner était prévu à 10h. Béné et Françoise vont réveiller Maxime en douceur et nous voilà tous les quatre, prêts à passer notre première journée à Sig-Noghin. Maxime Korbeogo (chargé du protocole), vient nous chercher dans son 4 x4 et nous fait découvrir l'école de Somdé de Kossoghin où le fondateur Pierre Sawadogo nous accueille très chaleureusement.
Nous faisons la visite de l'école en découvrant bien entendu le mur qui vient d'être construit, les plantations qui poursuivent l'enceinte ainsi que les différentes installations de l'école. Nous sommes heureux de réaliser que les efforts consentis au travers des associations qui ont soutenu l'école font en sorte de la rendre plus confortable et donne la possibilité aux élèves d'apprendre dans un environnement moins hostile.
Ensuite, direction l'aspirat où nous attend Elisabeth qui nous a concocté un excellent repas et où Pierre et son épouse nous ont rejoints. Après le repas, petite sieste bien méritée.
L'après-midi, Maxime le protocole nous emmène au marché artisanal ; nous y découvrons les véritables chefs d'œuvre réalisés par les artisans locaux : confection de statues en bronze, objets en bois, batiks... Cela nous fait voyager et nous découvrons à travers leur art le pays et les traditions. C'est un merveilleux moment.
Nous passons notre soirée au domicile de Monsieur le Maire, Pascal Tiga Ouédraogo, qui nous reçoit avec un repas plus que copieux. Mais la plus belle surprise reste à venir car, en notre honneur, Monsieur le Maire, les adjoints au maire, les conseillers municipaux ont invité la population à assister à un spectacle avec trois groupes folkloriques locaux. C'est là que nous découvrons la danse traditionnelle des femmes (la danse des fesses), un groupe de jeunes danseurs qui a obtenu la 2ème place lors de la semaine de la culture nationale et enfin un groupe « Dodo » qui danse avec des masques traditionnels. Caractéristique de ce dernier groupe : dans le courant de la danse, ils transmettent un bâton et nous invitent ainsi à danser. Nous nous prêtons au jeu, pour le plus grand plaisir de la population.
Récit de la journée du 23 février 2010 par Maxime Daye
échevin de la Solidarité mondiale
6h30 tapantes : le réveil sonne. Il fait déjà chaud dehors... Une petite douche rapide (à l'eau froide ce qui n'est pas pour me déplaire) et nous déjeunons « à la française » (baguette et confiture de papaye). 8h00 : le chef du protocole, Maxime Korbeogo, vient nous chercher pour nous emmener à l'école Somdé de Kossoghin. C'est LA fameuse école, primaire et secondaire, que nous aidons par le biais du jumelage et de nombreux Brainois (seuls ou en association).
8h15 : nous arrivons à l'école... Une haie d'honneur nous attend cachée derrière le mur d'enceinte financé avec notre contribution. Des centaines d'enfants applaudissent tout en tenant un drapeau belge ou un drapeau burkinabé. Le moment est intense et l'émotion est forte. Une fois le maire arrivé, nous traversons cette haie d'honneur avec le sentiment d'avoir réalisé quelque chose d'important pour eux et donc pour nous.
Après avoir levé le drapeau burkinabé, nous allons nous asseoir pour assister aux discours et aux spectacles des enfants. Ces derniers nous offrent un discours poignant et un chant d'accueil très émouvant. La retenue m'empêche de verser des larmes, mais l'émotion est palpable. Les mots échangés sont sincères et amicaux.
Plusieurs personnalités prennent la parole : un ancien du village, le fondateur de l'école (Pierre Sawadogo), l'inspectrice générale, le maire (Pascal Tiga Ouedraogo), le tout orchestré de main de maître par Bertrand Sawadogo. Nous prenons enfin la parole, Bénédicte et moi, pour les assurer que de nouveaux projets seront mis sur la table en totale collaboration.
Nous inaugurons ensuite la plaque commémorative du mur d'enceinte à l'entrée de l'école.
Comme il reste un peu de temps avant le repas à l'école, Maxime, le chef du protocole, nous emmène dans sa ferme, pour nous montrer son élevage : c'est impressionnant. Retour ensuite à l'école pour un délicieux repas typique (poulet grillé, riz, frites : si, si) préparé par les mamans d'élèves. Retour ensuite dans nos chambres pour nous reposer un peu (vu la température, la sieste s'impose).
Maxime vient nous chercher à 16h00 pour la suite de nos visites. Direction le village de Yagma. C'est là qu'ont été déplacées les populations victimes des graves inondations de Ouagadougou. Avec les ONG internationales, c'est dans ce village (qui deviendra un district à part entière et qui a été doté récemment d'électricité) que les vies se reconstruisent, autour de nouvelles maisons. Après une visite très instructive dans des paysages uniques, petit détour par un maquis (sorte de guinguette) pour prendre une boisson fraîche.
La soirée est de nouveau offerte par Monsieur le Maire. Celui-ci nous accueille dans l'un des plus beaux restaurants de Ouaga... Que d'honneurs !
Récit de la journée du 24 février 2010 par Françoise Minor
Après le bon déjeuner préparé par Elizabeth, en route ! 50 km à parcourir pour arriver au musée de Manega. Quels changements à Ouagadougou depuis 2005 ! On ne voit plus les vautours parce qu'un système de ramassage des déchets a été mis sur pied, l'électrification des routes (qui se bitument partout) va bon train, le centre-ville se débarrasse de ses bidonvilles au profit de constructions en béton, notamment pour entreprises. Tout ça, sans parler de l'école qui s'est organisée et poursuit son extension. Un vrai plaisir de voir tout ce positif !
On parcourt le grand plateau plat et rouge et son paysage de savane : quelques arbres, une herbe rare et jaune, les traces d'anciennes cultures. Ca et là, des villages.
Cette journée-ci commence par une approche de la culture Mossi (la tribu la plus importante du Burkina car elle compte 40 % de la population globale). Maxime Korbeogo et Pierre Sawadogo nous accompagnent.
Nous nous rendons au musée de Manega. Nous visitons les salles des masques, de la culture religieuse d'origine du continent africain, accompagné par le cousin du fondateur (l'avocat Pacere) de ce musée privé. C'est un musée exceptionnel dans la mesure où il permet de comprendre l'Afrique profonde, ses croyances, la magie, l'extraordinaire et l'invisible qui entourent toutes les situations de la vie quotidienne africaine.
Nous visitons notamment le pavillon de la mort : nous quittons nos chaussures à l'entrée et entrons à reculons (la mort étant l'envers de la vie) dans le royaume des morts. C'est une salle où l'on trouve de nombreux fétiches, masques, amulettes, tous liés aux rites de la mort. On nous explique notamment que la personne décédée a les yeux qui descendent dans les pieds, raison pour laquelle on laisse les pieds du mort découverts. Lors des funérailles, le mort est porté dans le village. S'il est jeune et que pour une raison quelconque il se met à bouger devant une personne du village, c'est que celle-ci est responsable de sa mort. Si c'est une femme, elle est chassée du village.
Même si la civilisation moderne s'est greffée sur ces anciennes croyances, on peut encore voir de vieilles femmes chassées errer dans Ouagadougou ou être recueillies par des organisations charitables. Sous des dehors policés se cache l'animiste. Comme le dit le proverbe à l'entrée du musée : « Si la branche veut fleurir, qu'elle honore ses racines ». On se construit tous sur notre passé.
A midi, nous rentrons à l'aspirat nous restaurer et nous reposer un tout petit peu car il faut préparer la réunion qui va se dérouler à la mairie. Maxime Korbeogo vient nous chercher pour nous rendre dans les services administratifs de Sig-Noghin où nous sommes accueillis par Reine Sakande, 1ère adjointe au maire. Elle nous fait découvrir les différents services, en compagnie de Patrice Tapsoba, 2ème adjoint au maire et d'autres personnalités de la commune.
Les services sont vétustes, la climatisation fonctionne tant bien que mal, les employés travaillent à la main car les ordinateurs ne sont pas légion. Une interruption intempestive de l'électricité (et il y en a tous les jours durant plusieurs heures) nous rappelle la nécessité d'un dispositif d'alimentation continue en courant. Nous faisons la connaissance de Boukaré Tondé, technicien de génie civil et chef de la section voirie de Sig-Noghin. Un garçon brillant. Nous sommes d'ailleurs tous extrêmement heureux de voir la qualité des intervenants avec qui Braine va travailler.
Nos amis burkinabé ont fourni un travail de titan. Les documents envoyés une semaine avant le départ ont été dégrossis et l'on peut immédiatement se mettre au travail. Reine et Maxime partent de leurs documents et, à la fin de la réunion, les grandes lignes sont dégagées. Les points à compléter le seront par nos amis burkinabé et l'on pourra repartir avec tous les documents demandés par la région Wallonne à la fin du séjour. Excellent ! On se quitte tous, conscients que l'on pourra arriver à de bons résultats et que le partenariat démarre bien.
Nous retrouvons Monsieur le Maire, Pascal Tiga Ouédraogo, en soirée au Tam Tam où nous bénéficions une fois encore d'un délicieux repas. Quel accueil extraordinaire ! Puis nous regagnons l'aspirat, accompagnés de Maxime Korbeogo, le protocole, qui nous conduit et nous accompagne dans tous les endroits prévus par le programme. Une belle journée constructive se termine.
Récit de la journée du 25 février 2010 par Bénédicte Thibaut
Pour la première fois, notre groupe de quatre est divisé en deux puisque Luc se rend pour sa part à la mairie afin d'y rencontrer son homologue. Maxime, Françoise et moi même débutons la journée à l'hôpital Paul VI. Dans un premier temps, nous sommes accueillis par le directeur général, le responsable des ressources humaines, le responsable des finances et par la suite nous rencontrerons au sein-même de l'hôpital le médecin en chef qui est également le responsable technique de l'hôpital.
Françoise n'est pas arrivée sans rien puisqu'elle a amené des médicaments et c'est lors de cette rencontre qu'elle les remet pour le plus grand bonheur de ses responsables. Dans un second temps, nous visitons le bloc opératoire et très rapidement nous nous rendons compte de la vétusté des appareillages. L'équipe des chirurgiens nous en font part : idéalement il faudrait un nouveau bloc d'appareillage pour l'anesthésiste ainsi qu'un stérilisateur, un autoclave, des chaises roulantes et bien d'autres choses encore.
En déambulant dans les couloirs, nous voyons que les chambres sont composées de six lits sans aucun confort ! Les responsables nous entraînent ensuite vers les soins d'urgence et là, nous devons avouer que le « choc » est impressionnant : des personnes se trouvent à l'extérieur sous une tente pour se faire soigner ... en plein air car les salles de consultation sont trop petites. Dans la pièce centrale, plusieurs personnes sont présentes et les premiers soins sont donnés devant tout le monde : aucune intimité ! C'est là que nous réalisons que notre pays a beaucoup de chance d'avoir de si belles infrastructures !
Nous quittons l'hôpital pour nous rendre à la bibliothèque afin d'offrir tous les livres africains que nous avons achetés. On peut dire que l'accueil est plus que chaleureux quand la responsable nous saute littéralement au cou afin de nous remercier.
L'après-midi est beaucoup plus studieuse puisque nous nous rendons à la mairie afin de finaliser le projet de coopération entre Braine-le-Comte et Sig-Noghin : notre échevin déploie toute sa connaissance du sujet, ce qui nous fait considérablement avancer. Nous sentons très clairement la détermination de l'adjointe au maire pour que tout soit finalisé et l'enthousiasme collectif est palpable.
La soirée ce jour là se fait chez notre ami Pierre où nous sommes reçus comme des rois. C'est l'occasion de goûter une spécialité : le tau (pâte de maïs) à la sauce de baobab : unique ! Une soirée d'émotion intense...
Récit de la journée du 26 février 2010 par Maxime Daye
La journée débute tôt. Pierre Sawadogo, le fondateur de l'école Somdé de Kossoghin, vient nous chercher à 7h du matin pour aller assister de très près à la vie de son école. Nous arrivons donc une demi-heure plus tard et assistons à la rentrée des classes, juste après le lever du drapeau. Pendant ce temps, Luc travaille de son côté à la mairie pour finaliser le programme de coopération intercommunale avec ses homologues burkinabé.
Nous prenons ensuite le chemin de trois familles d'enfants parrainés par « Enfants du Monde » afin de faire un petit film explicatif. Le tout à pied, sous une chaleur déjà très forte. Nous suivons donc trois filles vers leur « maison », leur « case » et nous traversons un quartier... Très vite, les enfants du quartier (qui n'ont pas la chance d'être scolarisés) nous suivent. Ils sont cinq, puis dix, puis quinze, puis vingt... C'est impressionnant !
Une fois le reportage « filmé » réalisé, retour à l'école pour faire le tour des classes. Les élèves récitent ce qu'ils savent sur la Belgique. Nous ne saurions pas en faire autant !
Ensuite, Bénédicte et moi rencontrons nos « filleuls » (parrainages « Enfants du Monde »), un joli moment... Nous leur avons réservé un sac de maïs pour nourrir leur famille pendant un mois.
Nous passons également par l'infirmerie pour déballer tous les cadeaux que nous avons apportés avec nous : que ce soit du matériel scolaire, des médicaments, des outils... Chaque généreux donateur sera remercié individuellement, tandis que Bertrand pose fièrement aux côtés des cadeaux et du frigo flambant neuf acheté avec l'appui du Rotary brainois.
Il est temps de rentrer dîner à l'aspirat où notre nounou, Elisabeth, nous a préparé un met délicieux, couronné par mon pécher mignon : des bananes plantains !
Séance de travail ensuite avec Françoise pour avancer dans notre coopération intercommunale avec l'aide de l'Union des Villes et Communes. Il est également temps de faire les comptes du voyage, c'est en effet déjà l'avant-dernier jour.
A 16h, nous sommes reçus en grandes pompes par le Maire et la première adjointe au Maire pour signer officiellement notre programme de coopération intercommunale. En trois jours, les fonctionnaires municipaux de Sig-Noghin ont travaillé d'arrache-pied : impressionnant et encourageant pour la suite de notre programme. En quelques mots, ce projet vise à renforcer les capacités de la mairie en termes de finances locales et d'environnement. Et de belles idées ont été mises sur la table par nos amis burkinabé.
Séance très officielle donc où, après un discours de la première adjointe au Maire, Reine Sakande, je prends la parole pour remercier et féliciter l'équipe de Sig-Noghin pour sa réactivité et son dynamisme pour faire aboutir nos projets.
Le Maire, Pascal Tiga Ouedraogo, prend ensuite la parole pour nous remercier d'être tout le temps « derrière eux » pour lancer de nouveaux projets de coopération. Cela fait chaud au cœur. On s'échange ensuite les documents, avec Bénédicte qui, comme d'habitude, émerveille la séance.
On quitte la mairie sur le coup de 18h afin d'aller prendre une bonne douche et de nous changer avant une soirée "d'adieu" avec tous nos amis de la mairie et de l'école (le comité de jumelage au complet) dans un restaurant en plein air de Ouagadougou. L'émotion est palpable... Je pense que personne n'imaginait vivre une semaine aussi intense en découverte, en échanges, en travail et en relations aussi amicales !
Récit de la journée du 27 février 2010 par Luc Guilmot
agent communal préposé aux relations avec Sig-Noghin
Après une semaine riche en émotion et fructueuse sur le plan de la coopération entre Braine-le-Comte et Sig-Noghin, voici déjà notre dernier jour arrivé. Nos hôtes burkinabé d'apporter à cette journée quelques moments de détente et de récréation. Nous irons donc voir les caïmans sacrés de Sabou, vivant en semi liberté.
Le départ est matinal. Nous nous arrêtons sur le trajet pour permettre à Maxime, le chef du protocole, de prendre son petit déjeuner, qui se voudra typiquement africain : poulet, riz et chou mangés avec les doigts ! Nous repartons et c'est sous la chaleur (le thermomètre atteindra en effet les 50°), que se fait la rencontre avec les sauriens.
Impressionnant ! C'est le moins que l'on puisse dire ! La coutume veut que l'on offre des poulets vivants aux caïmans et, accompagné de notre guide muni des volatiles, nous devenons rapidement le centre d'intérêt des reptiles qui s'approchent de nous.
C'est avec quand même avec une légère crainte que nous les voyons sortir de l'eau pour prendre leur repas. Les spécimens les plus jeunes peuvent être dangereux ; les plus âgés, indiqués par nos guides, se laissent facilement approcher et même caresser ! Après cette visite agrémentée en sensations, nous quittons le parc animalier et retournons vers Ouaga où nous attend le maire pour un ultime repas à l'européenne. C'est en sa compagnie et celle de son adjointe que nous prenons notre déjeuner avant de nous attarder dans un centre d'artisanat local pour y acquérir quelques souvenirs du Burkina.
Après avoir effectué nos emplettes, il est temps pour nous de nous rendre à l'aspirat pour y préparer nos valises, avant de prendre notre dernier repas en compagnie de Pierre et Bertrand (directeurs de l'école). C'est non sans émotions que nous mangeons avec eux et leurs familles pour la dernière fois de ce séjour.
Le repas terminé nous retournons en chambre pour une brève période de repos avant le départ vers l'aéroport prévu à minuit. Nous décollerons à 3H25. Arrivés à l'aéroport, Monsieur le maire en personne vient nous saluer. Nous partons effectuer les formalités de départ en vue de quitter le pays, accompagnés de tous les honneurs. Trois contrôles de passeport et deux fouilles plus tard, nous voilà dans la salle d'embarquement de l'aéroport de Ouagadougou, que nous quittons peu après en direction de Casablanca où nous faisons à nouveau escale.
C'est la pluie qui nous accueille à l'atterrissage après un vol sans encombre. Triste contraste, après une semaine merveilleusement ensoleillée au Burkina. Nous avons une heure pour nous rendre à la porte d'embarquement du vol à destination de Bruxelles. Bruxelles où sévit une tempête. Nous ne le savons pas encore, ce ne sera pas la seule mauvaise surprise du voyage. En effet, après un vol agréable, les vents violents qui balaient le sol belge rendent notre approche de Zaventem pour le moins mouvementée et quelque peu désagréable.
Les formalités d'arrivée accomplies, nous prenons la direction des tapis à bagages afin de récupérer les nôtres... qui ne viendront pas ! Cependant après avoir effectué une déclaration de pertes, ils arriveront sans encombre et nous seront restitués le lendemain. Tout est bien qui finit bien.
