Trop tard pour parrainer ?
Je voudrais vous demander s'il n'est pas trop tard pour m'inscrire pour un parrainage, car sur le site, vous parlez de début juin pour qu'un enfant puisse le recevoir pour la rentrée scolaire.
Non, il n'est pas trop tard car les parrainages peuvent démarrer à tout moment ; une fois le parrainage lancé, il est certes plus facile, les années suivantes, au niveau de l'organisation générale de l'école, de recevoir la somme destinée au parrainage avant le début de l'année scolaire.
Les versements d'EDM se font tous les deux mois afin d'éviter les frais bancaires. Ainsi, si vous faites votre versement en janvier par exemple, la somme arrive à l'école vers le 10 mars ; si le versement est fait en juin, il arrive vers le 10 juillet, donc bien avant la rentrée scolaire, ce qui permet au directeur de l'école de connaître au départ les enfants qui sont couverts par un parrainage.
Mais nous avons toujours des enfants en attente. Donc un parrainage, démarrant à quelque moment de l'année que ce soit, permet d'aider la famille et l'enfant à assumer le reste de l'année scolaire plus facilement.
Autre chose : les bourses destinées aux familles (alimentation, aide à la famille) étant distribuées en décembre, le versement (s'il s'agit d'un versement annuel et non de mensualités) sera donc idéalement versé en tout dernier recours en octobre.
Au plaisir de vous accueillir parmi les marraines et parrains !!!
Françoise Minor
Cadeaux utiles ?
Les cadeaux "européens" ne sont pas très utiles à cause de la différence de mentalité et d'environnement !
Voici donc une liste de suggestions établie par Pierre Sawadogo :
- école
boîte de craie (blanche ou couleur)
dictionnaires français
ballons de football
matériel de bureau
chronomètres
argent pour les projets
- élèves 6- 15 ans
vêtements
bics (différentes couleurs)
crayons et gommes
cartables
dictionnaires français (Petit Robert)
compas
- familles des filleuls
vêtements
argent pour sac de céréales
Comment l'aide est-elle distribuée ?
C'est Pierre Sawadogo qui gère l'argent des parrainages ; une des mamans, comptable, assure la comptabilité.
La secrétaire, qui fait aussi un peu office d'assistante sociale, reçoit les parents qui viennent faire part de leurs doléances et signale les cas à Pierre.
Les choix d'enfants à aider se font via les comités des parents, des mamans et via les instituteurs qui eux aussi signalent les cas à problème à la direction.
En décembre, l'argent des bourses et les sacs de victuailles sont distribués. A cette occasion, le père ou la mère signe (s'il faut par l'empreinte du doigt) pour les sommes reçues ou les sacs de maïs en fonction de la composition de la famille.
Chaque année, Pierre établit le bilan financier des sommes reçues et des aides accordées. Sans oublier la gestion des projets de construction et d'agrandissement de l'école.
15 décembre 2005 : Pierre écrit "Après une rencontre explicative pour rappel dans une des salles de l'école aux anciennes et nouvelles familles sur le but des parrainages, la quantité d'argent à distribuer, le nombre de sacs de maïs (70), mais surtout l'appui des parrains et marraines pour réunir les sommes, chaque famille a du passer pour sa signature pour les bourses avant le partage des céréales. C'était une liesse populaire. ... C'est d'une seule voix que ces familles ont chargé le directeur de transmettre à tous les bienfaiteurs, parrains et marraines, leur gratitude."
Quels débouchés pour les enfants ?
Fin de l'école primaire, les élèves peuvent touver du travail dans des domaines très divers :
soudure, tailleur, maçonnerie, la mécanique vélo et auto, la menuiserie, chez des particuliers ayant des ateliers.
Les parents préfèrent aujourd'hui ces métiers car les études générales offrent moins d'ouverture sur le marché de l'emploi.
Les concours sont très sélectifs et on retient peu à la fonction publique.
En fait seul 10 % des enfants vont plus loin dans les études. Les autres y renoncent faute de moyens financiers.
Quelle est la recette du succès ?
La qualité des instituteurs et de l'enseignement prodigué se traduit par d'excellents résultats.
L'école de Kossoghin se retrouve depuis sa création à la tête des meilleures écoles de la circonscription d'éducation de base de Ouagadougou (la capitale du Burkina Faso). "Les bonnes langues parcourent la ville!"
Entre 1999 et 2008, le nombre d'élèves est passé de 738 (6 classes, moyenne de 129 élèves par classe) à 1347 (14 classes, avec une moyenne de 96 élèves par classe) !
Le collège (1e année du secondaire) en 2008 accueille 119 élèves.
Les résultats :
Sur la période de 1996 à 2008, ont été admis (= réussi)
- à l'examen du CEP (Certificat d'Etudes Primaires) : 4443 enfants
- au concours des Lycées et Collèges : 2100
- aux Séminaires, Aspirats et Juvénats : 64
- à l'Ecole des Petits Militaires : 5
Qui est aidé ?
Les plus démunis dont Pierre connaît la situation familiale et les besoins réels. Il est aidé par la secrétaire du Comité des Parents, qui fait aussi un peu office d'assistante sociale et qui reçoit les parents qui viennent faire part de leurs doléances. Elle signale les cas à Pierre.
Les choix d'enfants à aider se font via les comités des parents, des mamans et via les instituteurs qui eux aussi signalent les cas à problème à la direction.
"La plupart des filleuls sont issus de familles vivant dans de mauvaises conditions : malnutrition, mauvaise habitation, manque de vêtements et de matériel. Dans les cas extrêmes, les dépenses sont supportées par la caisse de l'école, car je ne sais rien demander à des gens très indigents !"
Une demi-journée de travail rapporte UN euro ! Une famille pauvre gagne en moyenne dans le meilleurs des cas 15.000 CFA (€ 22.5) par mois, parfois moins dans le cas de veuves ou de retraités !
"L'école a dispensé 22 écoliers (pour des raisons sociales) des cotisations annuelles au détriment de son fonctionnement. Que faire ? Sans la générosité de l'école, ces enfants ne fréquenteront pas. Il faut être ici pour comprendre la souffrance de certains enfants. Nous, enseignants, nous essayons de remonter le moral à notre manière, afin qu'ils arrivent à lire et écrire, ce qui est important dans la vie."

Est-il besoin d'ajouter "enfant de famille pauvre" ?
Pierre Sawadogo envoie régulièrement à Françoise Minor les données et photos de candidats filleuls.
Nombre d'enfants défavorisés attentent d'être aidés pour pouvoir aller à l'école.
Le coeur vous en dit ? Alors n'hésitez pas pour nous contacter !
